Traductions de cette page?:

Outils pour utilisateurs

Outils du site


livres:liste_livres_sobriete_numerique





#Liste de livres à lire : Sobriété numérique et enjeux écologiques

Retour vers l'accueil de la catégorie des livres

Sont regroupés ici, extraits de la liste complète des livres proposés à la lecture, les livres et ouvrages divers qui traitent plus particulièrement de la sobriété numérique et autres enjeux écologique de la prolifération des outils numériques.
Notez cependant que certains des livres proposés ici n’abordent les aspects écologiques que pour une partie de leur contenu : seul un ou deux chapitres y sont consacrés…


Le consumérisme à travers ses objets

Le consumérisme à travers ses objets)

Qu’est-ce que le consumérisme ? Comment s’habitue-t-on à surconsommer, au point d’en oublier comment faire sans, comment on faisait avant, comment on fera après ? Pour répondre à ces questions, Jeanne Guien se tourne vers des objets du quotidien : gobelets, vitrines, mouchoirs, déodorants, smartphones. Cinq objets auxquels nos gestes et nos sens ont été éduqués, cinq objets banals mais opaques, utilitaires mais surchargés de valeurs, sublimés mais bientôt jetés. En retraçant leur histoire, ce livre entend montrer comment naît le goût pour tout ce qui est neuf, rapide, personnalisé et payant. Car les industries qui fabriquent notre monde ne se contentent pas de créer des objets, elles créent aussi des comportements. Ainsi le consumérisme n’est-il pas tant le vice moral de sociétés « gâtées » qu’une affaire de production et de conception. Comprendre comment nos gestes sont déterminés par des produits apparemment anodins, c’est questionner la possibilité de les libérer.

Jeanne Guien, ancienne élève de l’École normale supérieure, est docteure en philosophie et agrégée. En 2019, elle a soutenu une thèse à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne consacrée à la notion d’obsolescence, étudiant l’histoire des débats autour de la durée de vie des moyens de production et des biens de consommation. Membre du CETCOPRA et du LISRA, co-organisatrice du séminaire Deuxième vie des objets (Mines, EHESS), elle conduit également des expériences de recherche-action concernant les biffins (récupérateurs de rue en Ile-de-France), le freeganisme (récupération alimentaire), la collecte municipale des déchets et l’antipub. Elle anime également une émission radio et un blog sur Mediapart afin de médiatiser certains enjeux sociaux et politiques liés au déchet : condition de travail des éboueurs et des biffins, politiques « d’économie circulaire », injustices environnementales en France, répartition inégale de l’étiquette « écologiste » dans les luttes et les mouvements sociaux.

Le Monde sans fin (Roman graphique)

Le Monde sans fin (Roman graphique)

La rencontre entre un auteur majeur de la bande dessinée et un éminent spécialiste des questions énergétiques et de l’impact sur le climat a abouti à ce projet, comme une évidence, une nécessité de témoigner sur des sujets qui nous concernent tous. Intelligent, limpide, non dénué d’humour, cet ouvrage explique sous forme de chapitres les changements profonds que notre planète vit actuellement et quelles conséquences, déjà observées, ces changements parfois radicaux signifient. Jean-Marc Jancovici étaye sa vision remarquablement argumentée en plaçant la question de l’énergie et du changement climatique au cœur de sa réflexion tout en évoquant les enjeux économiques (la course à la croissance à tout prix est-elle un leurre ?), écologiques et sociétaux. Ce témoignage éclairé s’avère précieux, passionnant et invite à la réflexion sur des sujets parfois clivants, notamment celui de la transition énergétique. Christophe Blain se place dans le rôle du candide, à la façon de son livre « En cuisine avec Alain Passard » et de « Quai d’Orsay » signé avec l’expertise d’un coauteur : un pavé de 120 pages indispensable pour mieux comprendre notre monde, tout simplement !

Jean-Marc Jancovici est associé co-fondateur de Carbone 4, une société de conseil et de données spécialisée dans les questions liées au changement climatique, et président du think tank The Shift Project. Il est également enseignant à Mines ParisTech, membre du Haut conseil pour le climat, et conférencier. Il est l’auteur ou le co-auteur de plusieurs livres dont “L'Avenir climatique, quel temps ferons-nous ?” (Points), “Dormez tranquille jusqu'en 2100” (Odile Jacob) ou “C'est maintenant ! 3 ans pour sauver le monde” (Seuil). Il est diplômé de l'École Polytechnique et de l'école Nationale supérieure des télécommunications. Jean-Marc Jancovici est considéré comme le spécialiste incontournable en matière d’énergie et de climat. “Le Monde sans fin” (Dargaud) est sa première bande dessinée réalisée avec un grand nom du 9e art, Christophe Blain.

Tendre vers la sobriété numérique

Tendre vers la sobriété numérique

Aujourd’hui il est difficile d’imaginer un monde sans numérique tant les écrans ont envahi notre quotidien, nos communications et même nos loisirs. C’est pourtant l’avenir qui se profile ! Car, malgré son image immatérielle, le numérique est fabriqué à partir de minerais et d’énergie dont les réserves s’épuisent à grande vitesse. Des ressources non renouvelables extraites à l’autre bout du monde dans des conditions effroyables, tant pour les écosystèmes que pour les populations locales.

Insoutenable pour la planète, notre usage du numérique l’est aussi pour nos cerveaux surchargés. Entre l’emprise des écrans sur nos enfants et les burn-out de nos collègues, il est urgent de se désintoxiquer et de freiner la production effrénée d’appareils voués à une obsolescence accélérée ! D’autant que, au-delà de ces impacts négatifs, le numérique est un formidable outil pour relever certains grands défis du XXIe siècle. Alors, il va falloir l’économiser si nous souhaitons pouvoir le léguer aux générations à venir.

C’est tout l’enjeu de la sobriété numérique qui consiste à adopter une hygiène quotidienne : ne pas céder aux sirènes du tout technologique, privilégier le reconditionné, acheter des équipements durables et réparables, maîtriser ses usages, etc. Faire évoluer nos habitudes est plus simple et rapide qu’il n’y paraît. Suivez le guide !

Expert en green IT, sobriété numérique, et numérique responsable, Frédéric Bordage a créé la communauté GreenIT.fr en 2004. Il conseille des organisations privées et publiques, et anime GreenIT.fr ainsi que le Collectif Conception Numérique Responsable (@CNumR).

Frédéric Bordage est également l'auteur de « Sobriété numérique – Les clés pour agir », paru chez Buchet-Chastel en septembre 2019.

La Numérisation du monde - Un désastre écologique

La Numérisation du monde - Un désastre écologique

Le mythe de l’immatérialité du numérique est enfin en train de s’effondrer. Il s’avère que ce secteur est le plus mauvais élève de tous, notamment sur le plan des émissions de gaz à effet de serre : pire que l’aviation, à tous points de vue. Mais de quoi parle-t-on exactement ? Et quelles en sont les conséquences ? En s’appuyant sur une étude exhaustive des rapports scientifiques sur le sujet, Fabrice Flipo définit avec précision les enjeux de la numérisation du monde et ses implications écologiques – énergétiques, climatiques et matérielles. Il rapproche le numérique de la logistique et explique ce qu’il faut comprendre lorsqu’il est question de « plateformes ». Il décrit comment les modes de vie ont évolué, sous la pression conjointe des entreprises et de l’État. Les consommateurs sont manipulés, canalisés vers des besoins qu’ils n’avaient pas, au nom du progrès et de la compétitivité. Il esquisse également une théorie nouvelle du changement social et politique. Renvoyant dos à dos « petits gestes » et « révolution », il montre que tout se joue, dans le numérique comme ailleurs, dans l’affrontement entre réseaux de différentes natures.

Fabrice Flipo est philosophe du politique, des sciences et des techniques, chercheur au Laboratoire de changement social et politique à l’Université de Paris, et enseignant à l’Institut Mines-Télécom. Il consacre ses travaux depuis une quinzaine d’années à l’écologie politique, à la décroissance, au changement social et politique, et à l’écologie du numérique.

L’enfer numérique - Voyage au bout d’un Like

L’enfer numérique - Voyage au bout d’un Like

Quelles sont les conséquences physiques de la dématérialisation ? Comment les données impalpables pèsent-elles sur l’environnement ? Quel est le bilan carbone du numérique ? Autant de questions que les utilisateurs d’outils connectés en tout genre ne se posent pas. Et pourtant, la légèreté du net pourrait bien s’avérer insoutenable. Trois ans après sa formidable enquête sur les dessous des énergies vertes, “La guerre des métaux rares” (plus de 70.000 exemplaires toutes éditions confondues, traduit en plus de 10 langues), Guillaume Pitron nous propose une enquête fascinante qui interroge le coût matériel du virtuel.

Comment se douter qu’un simple Like envoyé depuis nos smartphones mobilise ce qui constituera bientôt la plus vaste infrastructure édifiée par l’homme ? Que cette notification, en traversant les sept couches de fonctionnement d’Internet, voyage autour du monde, empruntant des câbles sous-marins, des antennes téléphoniques et des datacenters implantés jusque dans le cercle arctique ?

Le monde « dématérialisé » du numérique, indispensable pour communiquer, travailler et consommer, s’avère bien plus tangible que nous ne voulions le croire. Il absorberait aujourd’hui 10 % de l’électricité mondiale et représenterait près de 4 % des émissions de CO2 de la planète. Or nous peinons à appréhender ces impacts, tant nous sommes embrumés par le mirage du cloud, pur et éthéré. Il faut pourtant nous rendre à l’évidence : si « nuage » il y a, celui-ci est noir de pollution.

Quelle est la géographie de nos clics et de nos données ? Quels enjeux écologiques et géopolitiques charrient-ils à notre insu ? À l’heure du déploiement de la 5G, des voitures connectées et de l’« intelligence artificielle », cette enquête, menée durant deux ans sur quatre continents, révèle l’anatomie d’une technologie qui n’a de virtuel que le nom. Et qui, sous couvert de limiter l’impact de l’homme sur la planète, s’affirme déjà comme l’un des défis environnementaux majeurs du XXIe siècle.

Journaliste et réalisateur de documentaires, Guillaume Pitron est connu pour ses enquêtes sur les enjeux économiques, politiques et environnementaux de l’exploitation des matières premières. Son premier ouvrage, La guerre des métaux rares - La face cachée de la transition énergétique et numérique (Les Liens qui libèrent), traduit dans une douzaine de pays, a été décliné en documentaire sur la chaîne Arte.

Atlas de l’Anthropocène

2e édition actualisée et augmentée

Atlas de l’Anthropocène - 2e édition actualisée et augmentée

  • Auteurs : François Gemenne, Aleksandar Rankovic et Atelier de cartographie de Sciences Po
  • Éditeur : Les presses Science Po
  • Date de parution : 02/09/2021

Atlas, dans la mythologie, représente un géant capable de tenir la Terre sur ses épaules sans en être écrasé. Mais quand Gérard Mercator publie en 1538 ce qu’il décide d’appeler un Atlas, le rapport des forces s’est complètement inversé : un “Atlas” est un ensemble de planches, imprimées sur du papier, quelque chose que l’on feuillette et que le cartographe tient dans sa main ; ce n’est plus la Terre que l’on a sur le dos et qui nous écrase, mais la Terre que l’on domine, que l’on possède et que l’on maîtrise totalement. Près de cinq siècles après, voilà que la situation s’inverse à nouveau : paraît un “Atlas” qui permet aux lecteurs de comprendre pourquoi il est tout à fait vain de prétendre dominer, maîtriser, posséder la Terre, et que le seul résultat de cette idée folle, c’est de risquer de se trouver écrasé par Celle que personne ne peut porter sur ses épaules. Bruno Latour


Changement climatique, érosion de la biodiversité, évolution démographique, urbanisation, pollution atmosphérique, détérioration des sols, catastrophes naturelles, accidents industriels, crises sanitaires, mobilisations sociales, sommets internationaux… Voici le premier atlas réunissant l’ensemble des données sur la crise écologique de notre temps.

L’humain au risque de l’intelligence artificielle

L’humain au risque de l’intelligence artificielle

Pour un monde moins numérique et plus éthique

Le nouveau « Carnet d’alerte » de Pierre Rabhi et Juliette Duquesne s’attaque aux dérives de l’intelligence artificielle, à la protection de nos données numériques et à l’influence néfaste des Gafam.

Que cache au juste l’intelligence artificielle ? Pierre Rabhi nous rappelle qu’elle est avant tout fille de l’aptitude humaine. Les ordinateurs, en effet, n’ont ni intelligence propre ni états d’âme : ils sont surtout d’incroyables machines à calculer, à « avaler » des données. Les entreprises rivalisent d’imagination pour les récolter afin de cibler leur publicité. Certains États les utilisent pour surveiller les citoyens. L’art de l’indiscrétion est ainsi généralisé.

Présentée comme la solution idéale à de nombreux maux, l’intelligence artificielle a toutefois des limites, dont une essentielle : la pollution liée au numérique.

Juliette Duquesne a interrogé plus de quatre-vingts spécialistes du monde entier. Son enquête montre que l’IA, mise en œuvre dans de multiples secteurs de notre société, présente des risques insidieux que la plupart d’entre nous ignorent.

Est-il possible de construire un monde numérique moins envahissant, plus sobre, libre et convivial ? Des solutions existent, déjà expérimentées par la société civile, que ce carnet propose de partager.

Prométhium (Roman graphique)

Prométhium (Roman graphique)

2043. La révolution verte tant vantée, de COP en traités internationaux, a bien eu lieu : le monde s’est intégralement débarrassé du charbon et du pétrole. Nous sommes « 100 % green » et la hausse du réchauffement climatique s’est stabilisée. Mais avions-nous réfléchi aux ressources de cette énergie soi-disant écolo ?

Les nouveaux besoins colossaux en métaux rares, dont le prométhium, ont engendré l’ouverture de centaines de mines dont l’exploitation ravage notre planète, empoisonne les écosystèmes et les habitants. Pour recouvrir la surface de la Terre de millions d’éoliennes et de panneaux solaires, nous avons remplacé un mal par un autre, et offert la planète à une élite économique peu scrupuleuse. Au sein de cette élite, Salem, au service du plus grand groupe minier chinois, tente l’impossible pour mettre la main sur le dernier gisement.

Vers un numérique responsable

Repensons notre dépendance aux technologies digitales

Vers un numérique responsable - Repensons notre dépendance aux technologies digitales

Derrière une image immatérielle, la révolution majeure qu'est le numérique a un impact considérable tant sur l’environnement qu’au niveau social. Aucun secteur d’activité n’a eu une incidence si systématiquement négative sur la planète tout au long de son existence, alors qu’il se présente drapé dans des habits de lumière. Pourtant le numérique en soi n’est ni bon ni mauvais. Il doit trouver sa place comme simple auxiliaire permettant aux citoyens de mieux vivre. Pour l’auteur, repenser nos usages est une nécessité démocratique, environnementale, sociale, sociétale autant dans notre relation à l’autre qu’à soi.

La Servitude électrique

Du rêve de liberté à la prison numérique

La Servitude électrique - Du rêve de liberté à la prison numérique

L'action de l’électricité se révèle dans trois domaines principaux : la lumière, la force, l’information. Une telle immatérialité la fait passer pour innocente. Pourtant, son efficacité repose essentiellement sur le pouvoir du feu, elle n’est qu’un vecteur énergétique. Dégâts et déchets sont cachés en amont ou en aval de son utilisation.

À travers un parcours historique d’Ampère à Bill Gates, les auteurs démontent les coulisses et les travers du mythe électrique et de la numérisation de nos existences. Non, le tout-électrique-tout-numérique ne sauvera pas la planète ! Avant qu’ils ne nous emprisonnent totalement, arrachons-nous à leur pouvoir de séduction et sortons de la Matrix.

Gérard Dubey est sociologue, professeur à l’Institut Mines-Telecom Business School. Alain Gras est professeur émérite de socio-anthropologie des techniques à l’université Paris 1-Sorbonne. Tous deux sont chercheurs au Centre d’études des techniques, des connaissances et des pratiques (UFR de Philosophie) fondé par Alain Gras.

5G, mauvaises ondes

5G, mauvaises ondes

L’une des premières enquêtes objectives sur le sujet

L’arrivée de la 5G, le nouveau standard de télécommunication, soulève de nombreuses questions. Il y a les anti : craintes pour la santé, épuisement des ressources, obsolescence programmée, espionnage, dépendance vis-à-vis de la Chine. Mais aussi les pro-5G : création de 22 millions d’emplois dans le monde, débits cinq fois supérieurs, innovation technologique majeure, levier de croissance de nombreux secteurs…

En France, les opérateurs (Orange, Free Mobile, SFR et Bouygues Telecom) pourront ouvrir un réseau 5G dès 2025, mais déjà, des villes pilotes, comme Marseille, Lyon et Nice, ouvrent la danse.

Ce que l’on dit sur la 5G relève-t-il d’une peur du changement, de théories du complot ou de vérités que l’on nous cachent ? Mis à part les industriels, qu’apportera la 5G pour les consommateurs et les citoyens ?

Voici une enquête objective et documentée qui permet de faire le point sur cette cinquième génération de réseau mobile. Bien au-delà du cas de la France, le journaliste montre que la 5G pose aujourd’hui des enjeux géopolitiques– la guerre commerciale USA-Chine-, qu’elle repose sur des lobbyings puissants ; et bien à l’échelle de l’individu, la 5G doit nous inciter à réfléchir sur le modèle de société que nous voulons pour demain.

Antoine Dreyfus est journaliste, auteur et réalisateur de documentaires. Après avoir été reporter en presse écrite (Le Quotidien du Médecin, Le Parisien, JDD, VSD…), il se consacre aux enquêtes de terrain.

Numérique responsable (Magazine Kaizen, hors-série)

L’informatique peut-elle être écologique ?

Numérique responsable - L’informatique peut-elle être écologique ? (Magazine Kaizen, hors-série)

Si la notion de progrès signifie « mieux vivre », alors nous y sommes tous favorables pour demain, pour l’ensemble des êtres humains.

Reste à savoir comment on tend vers ce progrès…

Pour certains, le progrès passe par plus de technologie. Ce que nous vivons depuis des siècles. Pour d’autres, au contraire, il passe à présent par notre désaliénation vis-à-vis de la technologie, numérique en particulier.
En cinquante ans, en effet, l’informatique puis le numérique sont devenus omniprésents dans nos vies, professionnelles, personnelles. Ordinateurs, smartphones sont partout, tout le temps.
Le numérique a bouleversé nos quotidiens. Grâce à Internet, on a accès à une infinité d’informations. Les réseaux sociaux nous permettent de communiquer avec des milliers de personnes à l’autre bout du monde et, dans le même temps, nous éloignent de ceux qui vivent juste à côté de nous. Tout va plus vite : envoi de fichiers instantané, trading haute fréquence…
À l’ère de l’immédiateté, dans ce monde du « tout-numérique », nous éprouvons l’emprise : emprise sur nos ressources, nos biens communs, et emprise sur nos cerveaux. Sommes-nous rendus quelque part entre 1984 (George Orwell) et Le Meilleur des Mondes (Aldous Huxley), entre dictature et hyperconsommation, à l’image de la Chine ? Ou pouvons-nous, à l’inverse, tirer profit du numérique pour faire face à la crise écologique ? Et si le moment était venu d’appuyer sur « pause », de prendre un peu de recul, de passer au numérique responsable ?

Dans le hors-série “Numérique Responsable : l’informatique peut-elle être écologique ?”, les équipes de Kaizen et Zenika ont conjugué leurs forces pour à la fois alerter sur les risques et faire émerger le potentiel du numérique.

Au fil des pages, les lecteurs.trices vont ainsi pouvoir découvrir les impacts du numérique sur la planète et les cerveaux. Par exemple, combien savent qu’il faut 70 matériaux pour construire le smartphone qui se trouve dans notre poche ? Pourtant, nous sommes 88 % en France à en changer au bout de deux ans, alors qu’il fonctionne encore…
Mais ce Numéro Spécial va plus loin que le simple constat pour proposer des solutions concrètes à mettre en place dès à présent.

L’impératif de la sobriété numérique

L’enjeu des modes de vie

L’impératif de la sobriété numérique - L’enjeu des modes de vie

2020 est l’année de la sobriété numérique : entre la « Feuille de route sur l’environnement et le numérique » du Conseil national du numérique, l’avis du Sénat et le rapport du Shift Project, le sujet n’a jamais été aussi présent. Le déploiement de la 5G est interrogé, voire contesté : ne va-t-il pas accélérer le déluge de données ? La sobriété n’est-elle pas devenue un impératif ? N’implique-t-elle pas de questionner la 5G, voire d’enclencher une dénumérisation ? Cela revient-il à adopter le « modèle Amish », comme l’a dit l’exécutif ? Le numérique n’a-t-il pas connu des gains phénoménaux en matière d’efficacité énergétique, depuis l’ENIAC en 1945 qui consommait 150 kW, pour guère plus de 5 000 opérations par seconde ? N’est-il pas une troisième révolution industrielle, inéluctable, voire même un stade supérieur de l’humanité ? N’est-il pas aussi une très bonne manière de devenir milliardaire ?

Cet ouvrage montre que oui, le numérique suit une trajectoire écologique et énergétique inquiétante : c’est le secteur dont l’empreinte environnementale croît le plus vite. Oui, le numérique s’est « imposé ». Mais quand, comment, pourquoi, par qui ? Le lecteur trouvera des réponses dans ce travail fouillé de philosophie sociale, qui poursuit plusieurs buts distincts : définir le numérique, qui s’avère dépendre plus de la logistique que de Gutenberg ; montrer comment nous sommes devenus dépendants du numérique, en explorant les rapports du Credoc, de Xerfi ou de l’Arcep ; détailler les enjeux écologiques du numérique, au sein d’un cadre théorique dérivé de James C. Scott, autour du concept de « schème étatique » ; analyser le positionnement de divers acteurs dans ce qui fait l’historicité contemporaine ; théoriser ce que sont les modes de vie et comment ils évoluent, avec une thèse forte : c’est « l’effet de réseau » qui caractérise l’historicité humaine, un enjeu mésosociologique qui braque le projecteur sur les architectures de choix, à rebours des débats qui opposent les petits gestes et la révolution.

On achève bien les enfants - Écrans et barbarie numérique

On achève bien les enfants - Écrans et barbarie numérique

L’auteur présente une critique inédite des écrans de façon systémique et transdisciplinaire, de leur consommation à leur production par les enfants eux-mêmes notamment en Afrique.

Maintenant que certains dangers des écrans pour les enfants sont connus, d’autres restent encore à exposer. Aussi, est-il nécessaire d’élargir la critique de la consommation à une critique de la production pour saisir la destruction totale et inouïe des enfants par les écrans. Des enfants surexposés des pays riches aux enfants exploités et massacrés du reste du monde (spécialement au Congo), le désastre environnemental et humain est effarant, dont les GAFA et consorts ont une lourde responsabilité. Il est urgent de refuser collectivement les écrans du capitalisme afin de préserver l’enfance et les enfants.

5G mon amour - Enquête sur la face cachée des réseaux mobiles

5G mon amour - Enquête sur la face cachée des réseaux mobiles

La France compte plus de cartes SIM en circulation que d’habitant·es, et demain, avec l’arrivée de la 5G, ce seront tous les objets du quotidien qui seront connectés. Les voitures seront autonomes. Les foyers communicants. Les villes « intelligentes ».

Mais est-on vraiment sûr que l’utilisation tous azimuts d’ondes électromagnétiques ne présente aucun risque ? Absolument pas, répond Nicolas Bérard au terme d’une enquête sur l’envers de ce « miracle technologique ».

Comment et par qui les normes, censées nous protéger, ont-elles été mises en place ? Quels liens entre opérateurs téléphoniques, médias et gouvernements ? Quels sont les effets de cette technologie sur la santé humaine et le vivant ?

À l’aube du développement d’une nouvelle pollution de masse, ces questions ne sont jamais posées dans le débat public.

Du jetable au durable

En finir avec l’obsolescence programmée

Du jetable au durable - En finir avec l’obsolescence programmée

Smartphone cassé, lave-linge en panne, collants filés, imprimante inutilisable… quel est le point commun entre ces biens de consommation ? Ils sont tous victimes d’obsolescence programmée, symbole d’une société du jetable, qui nuit autant à l’environnement qu’aux consommateurs, tout en reposant sur un modèle économique à bout de souffle. La mort précipitée de nos produits est-elle réellement planifiée ? Quels sont les impacts de la reconnaissance en 2015 du délit d’obsolescence programmée ? Autant de questions auxquelles répond cet ouvrage, à l’aide d’une analyse sans concession du problème et l’exploration audacieuse de solutions individuelles et collectives.

Il s’agit dans un premier temps de définir ce qu’est l’obsolescence programmée, d’envisager ses conséquences non seulement en termes économiques et environnementaux, mais aussi d’un point de vue sociétal. Car la société de surconsommation entraîne la perte d’autonomie des citoyens et l’aggravation des inégalités sociales. À travers des illustrations et des témoignages, les auteurs font également le point sur les modèles économiques dits « durables », tels que l’économie collaborative, circulaire ou basée sur l’usage. Ils montrent que les moyens de combattre cette obsolescence accélérée existent et que grâce à eux, une nouvelle manière de consommer et de produire, plus responsable et durable, est en marche.

Laëtitia Vasseur et Samuel Sauvage militent contre la surconsommation et font partie des fondateurs de l'association HOP (Halte à l'obsolescence programmée) en 2015.

Sobriété numérique

Les clés pour agir

Sobriété numérique - Les clés pour agir

Smartphones, ordinateurs, tablettes, consoles de jeux, GPS, ils ont envahi notre quotidien. Chaque jour, nous les utilisons pour nous connecter internet, regarder la télévision, communiquer sur les réseaux sociaux, partager des photos, acheter un billet de train…
Cet univers numérique grossit à une vitesse prodigieuse. Aujourd’hui, nous sommes en effet plus de quatre milliards à nous connecter, et la quantité comme le poids des données échangées ne cessent de croître : les 70 Ko qui ont permis d’aller sur la Lune en 1969 suffisent désormais à peine à envoyer un e-mail !

Cette boulimie a un coût environnemental considérable, notamment en matière d’émission de gaz à effet de serre. L’empreinte écologique de l’univers numérique global représente environ trois fois celle de la France, soit un 7e continent.
Comment cet univers numérique a-t-il pu devenir aussi gras ? Dans quelle mesure est-il possible d’inverser la tendance ? Face à la crise écologique, comment faire du numérique un outil de résilience ? Quels sont les bonnes pratiques et les bons gestes ? Car tout n’est pas perdu, des pistes existent pour concevoir un avenir numérique plus sobre et responsable.

Déconnectez-vous !

Édition poche revue et augmentée

Déconnectez-vous !

Aujourd'hui, internet nous accompagne toujours et partout. Où que nous soyons, grâce à nos téléphones portables, nous pouvons nous connecter à tout moment. Conséquence : nous ne savons plus nous déconnecter. D'où une addiction maladive aux messages, un oubli de la présence de l'autre, un état de distraction chronique, voire un manque d'efficacité et de présence au monde…
Pour certains, la connexion est un réflexe mécanique : elle a perdu toute signification. On se connecte… sans même savoir pourquoi !
Le temps est venu d'apprendre à vivre avec les nouvelles technologies. Un mouvement en faveur de la “ déconnexion ” est en train d'émerger dans nos sociétés. Ici et là, des individus commencent à ralentir le rythme. Ils n'hésitent plus à “ débrancher ” temporairement leurs appareils électroniques. Leur objectif ? Reprendre le contrôle de leur vie.
S'appuyant sur ses lectures, de Sénèque à Sylvain Tesson, en passant par Thoreau et tant d'autres, Rémy Oudghiri pense que cette déconnexion salutaire est une possibilité de se retrouver soi-même et de remettre les livres et l'esprit au coeur de notre vie.

Rémy Oudghiri est sociologue, spécialiste des pratiques de consommation et des tendances émergentes. Il est directeur général adjoint de Sociovision, société d’études et de conseil.
Il est également l'auteur de “Habiter l’aube” (2019) et “Petit éloge de la fuite hors du monde” (2014).

Le Bonheur était pour demain

Les rêveries d'un ingénieur solitaire

Le Bonheur était pour demain - Les rêveries d'un ingénieur solitaire

Pendant des siècles, les chantres du progrès par la technique et la science appliquée ont promis à l’humanité le bonheur pour demain, ou au plus tard après-demain. L’emballement numérique, la perspective de technologies « révolutionnaires » ou « disruptives », les limites sans cesse repoussées, les annonces tonitruantes de milliardaires high-tech ont redonné un nouveau souffle aux promesses d’un monde technologique meilleur, d’abondance et de bonheur pour tous, de l’immortalité à la conquête spatiale, en passant par les énergies « propres » et la capacité à « réparer » une planète bien fatiguée.

Non content de tailler en pièces ce « technosolutionnisme » béat, du passé comme du présent, ignorant les contraintes du monde physique et de ses ressources limitées, l’auteur questionne aussi les espoirs de changement par de nouveaux modèles économiques plus « circulaires » ou le pouvoir des petits gestes et des « consomm’acteurs », face aux forces en présence et à l’inertie du système.

Une fois balayées les promesses mystificatrices ou simplement naïves, rien n’empêche de rêver, mais les pieds sur terre : nous pouvons mettre en œuvre, dès maintenant et à toutes les échelles, une foule de mesures salutaires.

Et si, finalement, le bonheur était bien pour demain ?

Détox digitale - Décrochez de vos écrans !

Détox digitale - Décrochez de vos écrans !

Savez-vous que les Français passent l’équivalent de 99 jours par an sur leurs mails ? Et ce n’est pas tout ! Nous sommes aussi 41 % à consulter notre téléphone au milieu de la nuit. Nous passons presque 6 heures par jour sur internet. Nous posons le doigt sur notre smartphone en moyenne 2617 fois par jour. Enfin, 1 personne sur 5 a déjà fait tomber son téléphone dans les toilettes.

Ce livre vous donne toutes les clés pour comprendre précisément ce qu’est l’hyperconnexion, quelles en sont les conséquences (sur le cerveau, l’environnement…) et vous propose des exercices et des conseils pratiques à mettre en œuvre pour se déconnecter, tant dans la vie personnelle que professionnelle.

S’il vous est déjà arrivé de passer une soirée en tête-à-tête avec votre moitié vissée sur son téléphone, de stresser à cause d’une coupure d’internet de quelques heures ou encore de vous sentir incapable de vous coucher tôt, étant trop absorbé par votre flux Twitter, Facebook ou Instagram, ce livre est fait pour vous !

Extractivisme

Extractivisme

Une enquête exceptionnelle sur l’intensification constante de l’exploitation massive de la nature ! Une mine d’information sur l’extractivisme et son cortège de bouleversements environnementaux et sociaux, pour comprendre les multiples facettes de l’entreprise de prédation et de destruction menée à travers la planète. Ce livre référence, unanimement salué par la presse à sa parution, a contribué à faire connaître le phénomène en France. Les « frontières extractives », les limites géographiques et technologiques de cette activité sur la planète, sont sans cesse repoussées par le capitalisme industriel. L’extractivisme ne renvoie pas qu’à l’extraction à outrance des ressources naturelles non renouvelables – minerais et hydrocarbures –, il concerne aussi les grands projets hydroélectriques, l’agriculture industrielle, les monocultures forestières, la pêche intensive… Une activité indifférente à ses effets destructeurs pour les peuples, la biodiversité et la sauvegarde de la Terre.

Diplômée en économie et en géopolitique, Anna Bednik est une chercheuse indépendante engagée dans plusieurs mouvements et réseaux anti-extractivistes nationaux et internationaux, parmi lesquels le collectif ALDEAH (Alternatives au développement extractiviste et anthropocentré) et le mouvement des collectifs anti gaz et pétrole de schiste. Son travail sur l’extractivisme se nourrit aussi d’une connaissance directe d’un grand nombre d’expériences de lutte en Amérique latine.

Remarque :
Ce livre a déjà été publié une première fois en janvier 2016 aux éditions Le Passager Clandestin sous le titre « Extractivisme – Exploitation industrielle de la nature : logiques, conséquences, résistances ».

Cyberminimalisme

Face au tout-numérique, reconquérir du temps, de la liberté et du bien-être

Cyberminimalisme - Face au tout-numérique, reconquérir du temps, de la liberté et du bien-être

Nous ne sommes pas condamnés à crouler sous les datas et à obéir à des logiciels.
La vie numérisée qui s’impose de plus en plus à nous porte gravement atteinte à l’environnement ; des multinationales high-tech pratiquent le vol de données et la captation d’attention ; nos capacités naturelles d’orientation, de mémoire ou d’empathie sont affectées. Face à ce projet de société digitale peu humaniste, le cyberminimalisme propose une reconquête de notre pouvoir de décision en tant qu’humains et citoyens face aux machines.
Au travail, en famille, entre amis, pour nos loisirs ou dans le choix de nos équipements, l’auteure préconise un mode de vie moins numérisé. Le cyberminimalisme n’est pas la cyberabstinence, c’est une reprise de contrôle, tantôt par l’évitement numérique, tantôt par la maîtrise informatique. Préparez-vous à acheter du numérique d’occasion, à adopter des logiciels libres, à profiter de la vie sans poster sur les réseaux sociaux, à agrandir votre zone non numérique. Et comme la liberté se construit dès l’enfance : pas de téléphone portable avant 15 ans !

Karine Mauvilly est essayiste. Formée en droit et en sciences politiques, elle a été journaliste et enseignante. En 2016, elle a cosigné « Le Désastre de l’école numérique ». Plaidoyer pour une école sans écrans avec Philippe Bihouix (Seuil).

Vivre sur terre

Comment dépasser le nihilisme contemporain

Vivre sur terre - Comment dépasser le nihilisme contemporain

En ce début de 21e siècle, malgré les catastrophes écologiques annoncées, aucun changement majeur n'a été mis en place. Nous semblons incapables de prendre en compte ce que les scientifiques ne cessent de nous répéter. Cette inertie ne s'explique pas par l'absence de solutions. Cette passivité repose en réalité sur notre conception du monde. Depuis l'avènement de la science moderne, nous percevons notre environnement comme un support inerte, taillable et corvéable à merci. Notre modèle social repose ainsi sur le déni d'une réalité pourtant évidente : nous n'existons pas sans environnement. Reprendre conscience de ce que nous sommes – comme du monde dans lequel nous vivons – constitue donc l'enjeu majeur de ce siècle. Il est temps de réapprendre à vivre sur terre.

Julien Lebrun, philosophe spécialisé en bioéthique est professeur à Bruxelles. Il enseigne depuis 15 ans à des élèves en rhétorique.

La guerre des métaux rares

La face cachée de la transition énergétique et numérique

La guerre des métaux rares - La face cachée de la transition énergétique et numérique

Disponible aussi en livre de poche chez Les Liens qui Libèrent (09/10/2019)

Transition énergétique, révolution numérique, mutation écologique… Politiques, médias, industriels nous promettent en choeur un nouveau monde enfin affranchi du pétrole, des pollutions, des pénuries et des tensions militaires. Cet ouvrage, fruit de six années d’enquête dans une douzaine de pays, nous montre qu’il n’en est rien !

La guerre des métaux rares - La face cachée de la transition énergétique et numérique

En nous émancipant des énergies fossiles, nous sombrons en réalité dans une nouvelle dépendance : celle aux métaux rares. Graphite, cobalt, indium, platinoïdes, tungstène, terres rares… ces ressources sont devenues indispensables à notre nouvelle société écologique (voitures électriques, éoliennes, panneaux solaires) et numérique (elles se nichent dans nos smartphones, nos ordinateurs, tablettes et autre objets connectés de notre quotidien). Or les coûts environnementaux, économiques et géopolitiques de cette dépendance pourraient se révéler encore plus dramatiques que ceux qui nous lient au pétrole.

Dès lors, c’est une contre-histoire de la transition énergétique que ce livre raconte – le récit clandestin d’une odyssée technologique qui a tant promis, et les coulisses d’une quête généreuse, ambitieuse, qui a jusqu’à maintenant charrié des périls aussi colossaux que ceux qu’elle s’était donné pour mission de résoudre.

Journaliste pour Le Monde Diplomatique, Géo ou National Geographic (il est notamment lauréat de l’édition 2017 du Prix Erik Izraelewicz de l’enquête économique, créé par Le Monde), Guillaume Pitron signe ici son premier ouvrage. La géopolitique des matières premières est un axe majeur de son travail. Il intervient régulièrement auprès du parlement français et de la Commission européenne sur le sujet des métaux rares.

  • « Un livre édifiant » – LE MONDE
  • « Une formidable enquête dont l’auteur tire un livre qui fait froid dans le dos » – L’OBS
  • « L’auteur jette une lumière crue sur un angle mort de la lutte contre le réchauffement climatique. Un essai édifiant » – LES INROCKS

Site Web de Guillaume Pitron ⇒ https://www.guillaumepitron.com/

Le Désastre de l'école numérique

Plaidoyer pour une école sans écrans

Le Désastre de l'école numérique - Plaidoyer pour une école sans écrans

Pendant que certains cadres de la Silicon Valley inscrivent leurs enfants dans des écoles sans écrans, la France s’est lancée, sous prétexte de « modernité », dans une numérisation de l’école à marche forcée – de la maternelle au lycée. Un ordinateur ou une tablette par enfant : la panacée ? Parlons plutôt de désastre.
L’école numérique, c’est un choix pédagogique irrationnel, car on n’apprend pas mieux – et souvent moins bien – par l’intermédiaire d’écrans. C’est le gaspillage de ressources rares et la mise en décharge sauvage de déchets dangereux à l’autre bout de la planète. C’est une étonnante prise de risque sanitaire quand les effets des objets connectés sur les cerveaux des jeunes demeurent mal connus. C’est ignorer les risques psychosociaux qui pèsent sur des enfants déjà happés par le numérique.
Cet essai s’adresse aux parents, enseignants, responsables politiques, citoyens qui s’interrogent sur la pertinence du « plan numérique pour l’école ». Et s’il fallait au contraire faire de l’école une zone refuge, sans connexions ni écrans, et réinventer les pistes non numériques du vivre-ensemble ?

Philippe Bihouix, 44 ans. Ingénieur centralien, il a travaillé dans différents secteurs industriels comme ingénieur-conseil ou à des postes de direction. Il est l’auteur de L’Âge des low tech, vers une civilisation techniquementsoutenable (Seuil, Prix de la Fondation d’Écologie Politique 2014). Il a deux enfants.

Karine Mauvilly, 38 ans. Historienne et juriste de formation, diplômée de Sciences Po Paris, elle a été journaliste puis enseignante en collège public, poste d’observation privilégié de la mutation numérique en cours. Elle a trois enfants.

Pour tout résoudre, cliquez ici !

L’aberration du solutionnisme technologique

Pour tout résoudre, cliquez ici ! - L’aberration du solutionnisme technologique

Le Best-seller mondial d’Evgeny Morozov

« Pour tout résoudre cliquez ici ! » dénonce le discours employé par les entreprises et les chantres de la Silicon Valley qui veulent nous faire croire que grâce à l’Internet et aux nouvelles technologies tous les aspects de notre vie seront améliorés et la plupart des problèmes du monde disparaîtront.

Evgeny Morozov démontre qu’il n’y a pas une « application » comme réponse simple et immédiate à tous les enjeux sociétaux ni même à nos problèmes individuels. Il met en lumière deux concepts-clés, le solutionnisme et « l’Internet-centrisme », qui permettent de comprendre les schémas de pensée à l’œuvre derrière la révolution numérique.

Cet ouvrage porte un regard neuf et salutaire sur le numérique et sur nos usages. Il nous met en garde contre la croyance en un miracle technique et en un monde à l’efficacité sans faille où chacun serait contraint de revêtir la camisole de force numérique de la Silicon Valley.

Chercheur, journaliste et essayiste, Evgeny Morozov est spécialiste des implications politiques et sociales de la technologie. Né en Biélorussie, il a vécu à Berlin avant de s’installer aux États-Unis. Il collabore à la rédaction de The New Republic et publie régulièrement dans The New York Times, The Economist, The Wall Street Journal, Financial Time, London Review of Books, etc.

L'Âge des low tech

Vers une civilisation techniquement soutenable

L'Âge des low tech - Vers une civilisation techniquement soutenable - Livre de poche

Disponible en livre de poche chez Points (08/04/2021)

Face aux signaux alarmants de la crise globale – croissance en berne, tensions sur l’énergie et les matières premières, effondrement de la biodiversité, dégradation et destruction des sols, changement climatique et pollution généralisée – on cherche à nous rassurer. Les technologies « vertes » seraient sur le point de sauver la planète et la croissance grâce à une quatrième révolution industrielle, celle des énergies renouvelables, des réseaux intelligents, de l’économie circulaire, des nano-bio-technologies et des imprimantes 3D.

Plus consommatrices de ressources rares, plus difficiles à recycler, trop complexes, ces nouvelles technologies tant vantées nous conduisent pourtant dans l’impasse. Ce livre démonte un à un les mirages des innovations high tech, et propose de prendre le contre-pied de la course en avant technologique en se tournant vers les low tech, les « basses technologies ». Il ne s’agit pas de revenir à la bougie, mais de conserver un niveau de confort et de civilisation agréables tout en évitant les chocs des pénuries à venir. S’il met à bas nos dernières illusions, c’est pour mieux explorer les voies possibles vers un système économique et industriel soutenable dans une planète finie.

Philippe Bihouix est ingénieur. Spécialiste de la finitude des ressources minières et de son étroite interaction avec la question énergétique, il est coauteur de l’ouvrage Quel futur pour les métaux ?, 2010.

La face cachée du numérique

L'impact environnemental des nouvelles technologies

La face cachée du numérique - L'impact environnemental des nouvelles technologies

Les nouvelles technologies, en dématérialisant les activités humaines, permettraient de réduire l’impact de la croissance sur la biosphère, voire, pour les plus enthousiastes, pourraient résoudre la crise environnementale.

Si le monde numérique semble virtuel, les nuisances, elles, sont pourtant bien réelles : que ce soit sur le plan énergétique (la consommation des centres de données dépasse celle du trafic aérien, une recherche sur Google produit autant de CO2 que de porter à ébullition de l’eau avec une bouilloire électrique, etc.), par l’utilisation d’une quantité considérable de matières premières pour la fabrication des appareils électroniques, notamment des minerais précieux dont l’extraction provoque des conflits armés, ou encore par l’accroissement permanent de la masse de déchets d’équipements électroniques particulièrement polluants.

Dans ce travail précis et informé, les auteurs montrent l’impact environnemental réel du numérique en s’appuyant sur de nombreuses études. Ils démontent de manière implacable le mythe d’une nouvelle économie propre et écologique.

Impacts écologiques des Technologies de l’Information et de la Communication

Les faces cachées de l'immatérialité

Impacts écologiques des Technologies de l’Information et de la Communication - Les faces cachées de l'immatérialité

Puisqu’elles permettent de véhiculer de l’information à la vitesse de la lumière et qu’un ordinateur semble tellement moins polluant qu’une voiture ou qu’un avion, les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC), qui sont au cœur du développement économique et social des sociétés contemporaines, sont parées de toutes les vertus écologiques.

Cette perception est renforcée par leur image « immatérielle ». Les inconvénients éventuels sont gommés du fait que leurs effets négatifs ne trouvent pas l’écho qu’ils méritent face à l’engouement qu’elles suscitent.

Ce livre propose une analyse précise et étayée des impacts écologiques de ces équipements et services numériques (Internet notamment), et ce de l’extraction des ressources au traitement des déchets. Un double regard est proposé : celui de la planète et du monde du vivant, et celui sous l’angle des usages qui sont faits de ces technologies. Il puise pour cela dans des informations chiffrées publiées essentiellement dans des revues académiques et n’omet pas d’offrir une présentation critique des différents outils de mesure des impacts écologiques des TIC afin d’en comprendre les limites méthodologiques et dans l’interprétation des résultats. Une dernière partie élargit les perspectives en explorant les facteurs sous-jacents à ces impacts : les aspects technologiques, comportementaux, organisationnels et structurels y sont abordés sans concession.

Écrit par des chercheurs et ingénieurs du groupe de travail EcoInfo du CNRS, cet ouvrage de référence accompagnera toutes celles et ceux qui s’intéressent aux TIC dans leurs études, leurs recherches, leur activité de production, ou leurs travaux d’élaboration de normes et de régulations touchant les acteurs de ce secteur. Il leur permettra de mieux comprendre les tenants et aboutissants écologiques de la diffusion rapide de ces technologies à l’échelle de la planète et donc de modifier leurs comportements avant d’y être contraints par le nouvel équilibre imposé à notre environnement.


Pages dans la catégorie :

Vous pourriez laisser un commentaire si vous étiez connecté.
/var/www/alternc/e/educode/www/educode.be/dokuwiki/data/pages/livres/liste_livres_sobriete_numerique.txt · Dernière modification: 2022/01/15 17:45 (modification externe)