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Le piège : L’influence toxique des réseaux sociaux

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Couverture du livre "Le piège : L’influence toxique des réseaux sociaux"

Caractéristiques
Auteur Sophie Montévrin
Éditeur Kiwi
Collection Hors collection
Date de parution 08/12/2020
Langue FR
Nombre de pages 144
Format 14 x 21 cm
EAN 978-2378830571
ISBN 2378830572
Page Web (éditeur) Le piège : L’influence toxique des réseaux sociaux


Présentation par l'éditeur

À l’heure où les réseaux sociaux influencent de plus en plus nos vies (43 % de la population mondiale y est active), sommes-nous bien au fait des dessous de cette nouvelle industrie aux engrenages troubles ? Ce livre s’interroge sur la fascination que nous éprouvons face aux réseaux sociaux et sur l’image de nous-mêmes qu’ils nous renvoient. À travers des chapitres didactiques et l’analyse d’événements ayant récemment défrayé la chronique (Ligue du Lol, révolution en ligne des Gilets jaunes, raz de marée du mouvement #metoo, etc.), il propose un panorama de réflexions autour des questions de société posées par les réseaux : mise en scène de soi, pressions sociales, cyber-harcèlement, fake news, collecte des données, non-respect de la vie privée, mais aussi des conseils pour se prémunir des effets pervers que peuvent avoir les réseaux sociaux sur nos vies et celles de nos enfants. Car s’il n’est pas question de s’en passer purement et simplement, il vaut mieux toujours savoir à quoi nous avons affaire…


L'auteur

Sophie Montévrin est une journaliste d’investigation spécialisée dans l’environnement. Mère de trois enfants, elle s’intéresse de près aux dangers des réseaux sociaux et aux limites des nouveaux modes de communication.

Source : Éditions Kiwi


Table des matières

Introduction : les réseaux sociaux dans notre vie

Pourquoi passons-nous tant de temps sur les réseaux sociaux ?
1. Se tenir informé et faire partie de la communauté monde
2. S’échapper du réel
3. Créer et maintenir des liens avec les autres

L’image de soi à travers les réseaux sociaux
1. Le renforcement de l’estime de soi
2. La mise en scène de son image
3. Quand l’image se retourne contre soi

Les réseaux sociaux : attention à la supercherie !
1. Les réseaux sociaux : opération marketing
2. Les dangers des réseaux sociaux pour notre conscience : la question de la dignité
3. Conseils et mises en garde

Conclusion : du bon usage des réseaux sociaux pour sa santé (physique et psychique)


Notes de lecture

L’image de soi à travers les réseaux sociaux

La tyrannie de la transparence et de l’idéal : le cas Facebook

Michaël Stora, psychologue et psychanalyste, spécialiste des addictions liées au monde numérique, cofondateur de l’OMNSH (Observatoire des Mondes Numériques en Sciences Humaines), a étudié le cas particulier de Facebook, le réseau social le plus populaire au monde. Selon lui, la singularité de Facebook est de diffuser l’idée du bonheur à tout prix, du so amazing (tellement incroyable), tout en se voulant le lieu de la transparence absolue. À l’instar de la téléréalité, Facebook est devenu de l’Internet-réalité. On fait comme si tout était sincère et juste, alors même qu’on ne fait que fabriquer une image idéale (idéalisée) de soi, et pour autant chacun a conscience de cette mise en scène. Étonnant, non ? Facebook exacerbe l’aspect « transparence » en refusant les faux profils, les avatars (il faut choisir son vrai prénom et non un pseudonyme – encore que…), et favorise par là même, et paradoxalement, le culte de l’image, d’un « faux soi », c’est-à-dire d’une identité fictive, fantasmée. Cet étalement obligatoire de bonheur a d’ailleurs détourné les plus jeunes de Facebook, qui préfèrent Snapchat, un lieu où l’on peut davantage exprimer ses états d’âme.

Un des dangers est celui de la comparaison sociale : je compare ma vie à celle de mes « amis », telle qu’ils la (re)présentent eux-mêmes. Quoi de plus déprimant que d’avoir l’impression que tout le monde fait la fête entre amis lorsque l’on est seul chez soi, à compulser frénétiquement Facebook en attendant que cela passe (et en attendant de recevoir un message ou un like) ? […]

[…] Facebook, en exhibant la vie des autres, nourrit une vie fantasmée qui servirait de guide à notre propre vie, et ce faisant, nous maintient à l’état infantile. En grandissant, l’enfant apprend l’intimité et la pudeur, afin de se protéger ; Facebook au contraire, par cette transparence imposée, ne dissimule rien au regard de l’autre (c’est son intention, en tout cas).

[…] On ne peut pas tout dire (cela peut se retourner contre nous ou blesser quelqu’un) et on ne peut pas tout montrer : c’est l’apprentissage de la maturité. Facebook, au contraire, entretient la régression infantile. Il est normal et parfaitement admis que les adolescents soient en quête de leur identité, du regard de l’autre, de l’approbation de leurs pairs pour grandir ; ils ont un besoin fondamental de valorisation et d’approbation pour se construire. Ce qui est inquiétant, c’est que ce sont les « adultes » qui utilisent Facebook principalement, comme s’ils étaient en recherche de cette assurance qu’ils continuent bien à séduire, malgré le temps qui passe.

Plus inquiétant encore, cette course aux likes se traduit par un conformisme à toute épreuve (like veut dire à la fois « j’aime » et « comme »). La surenchère de publications induit la multiplication de publications sans intérêt, tout à fait banales, qui se partagent et se reproduisent à l’identique (ou presque). Il faut ressembler à l’autre, relayer des informations que tout le monde connaît déjà, et surtout trouver des publications qui vont plaire à tous (sources de likes) et qui ont fait leurs preuves : les chats, les couchers de soleil, les bébés, ou de manière plus spécifique les politiciens véreux (quel scandale !), les pubs des années 1980, les petits gâteaux de mamie… Peu de créativité, donc beaucoup de vent pour rien.

L’image de soi à travers les réseaux sociaux – 2. La mise en scène de son image – Pages 82 à 86

Suite à rédiger…


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